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C'est un "self portrait" il faut donc se prendre en photo soi-même et apparaitre sur la photo (un peu, beaucoup... sans obligation de montrer votre visage) : ce mois ci le thème est " Gourmandise" .
Pour moi la gourmandise c'est ça : lécher les cuillères en faisant un gâteau, gratter les miettes restantes au fond d'un plat ...
D'autres self portrait chez moi :
J'avais déjà participé pour à pois, placard (on m'avait même conseillé de le ranger), et love. et "dans ma maison".
Tian-Yi est peintre. Chinois.
Il livre à l'auteur (François Cheng) sa vie. Sa jeunesse d'enfant chinois (le travail de son père), sa découverte de la peinture, ses premiers émois amoureux avec celle qu'il nommera "l'Amante", sa rencontre avec un jeune ami au lycée, ...
Entre rêverie et vie réelle, c'est tout un pan de l'histoire de la Chine qui est livrée au lecteur (début du communisme, camp de redressement ...).
Il est question de poésie, d'art de vivre, de raisons de rester en vie : un roman complet sur la vie, ses détours, ses buts, ses joies et ses peines.
Une belle leçon de vie avec une écriture assez magique et envoûtante.
Laisser agir le temps ; laisser agir la chose elle même. Je connais bien ce vieil adage. Après l'effort humain, laisser les fruits et les plantes travailler à leur propre murissement ; laisser un métier manuel ou une technique d'acrobatie travailler le corps de celui qui le pratique. Le non-agir n'est pas tant ne rien faire que de faire tout ce qu'il faut et ne plus intervenir. Ah , ne pas intervenir ! ne plus intervenir ! Je m'abrite derrière cette sagesse pour ne pas, au moins pour un temps, retourner voir le résultat, de peur d'être déçu et de ne plus avoir le courage de continuer.
Alexandre Jollien (dont on a pas mal entendu parlé ces derniers temps pour son livre "le philosophe nu") a écrit "le métier d'homme".
Il nous explique que "rien n'est jamais perdu".
celui qui dès la naissance côtoie la souffrance ou la douleur entame l'existance pourvu d'un réalisme bienfaiteur. En définitive, trop tôt avisé que la vie s'accompagne inexorablement de peines, il sombre moins aisément dans le découragement et, savourant la nécessité du combat, reconnaît et déjoue plus aisément la cruauté de son adversaire.
Difficile de ne pas être touché par les propos de l'auteur : le métier d'homme est un métier où l'on doit apprendre la tolérance, la différence, le goût de la vie ...
Jollien nous livre ici une belle leçon d'humanité et de vie , un livre à lire quand on se croit en difficulté ...
D'autres avis:
Les routes de l'imaginaire
Hydromielle
Sur une idée piquée à Gwenaëlle , et Enna qui va la reprendre tous les mois : je vous propose d'écrire un texte avec comme contrainte d'intégrer dans le texte tous les titres des livres chroniqués sur mon blog le mois précédent.
Ils pensaient qu'ils étaient "les inséparables".
Pour autant, après avoir reçu le baiser d'Isabelle, Jeanne ne savait plus où donner de la tête, elle avait la sensation d'être sur Mars ou née sur X. Devait- elle continuer dans ce type de relation ? Ce baiser semblait pour elle comme le passage du gué, la passage de l'enfance à l'âge adulte : il était son premier baiser.
Elle voulait lui en parler à lui, le confident de toute son enfance pour autant elle ne savait pas comment le faire sans être dans la lamentation, elle avait tellement peur que lui dire casse tout. Et casser leur amitié revenait à se dire "comment bien râter ses vacances ?". Savoir perdre (ou pas) l'amitié de Pierre en lui disant la vérité... ça n'avait rien d'un roman russe, mais Jeanne savait que, pour elle, lui dire c'était s'accepter, écrire le journal de (sa) création.
La même chose avec les livres de septembre et d'Octobre et Novembre. et décembre.
La même chose chez Enna.
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