Jeux de mots

Mardi 6 octobre 2009

Armés.

Casque sur les oreilles, pelle dans une main et « rateau » magnétique dans l’autre.

Que font-ils ?

Se préparent-ils à une prochaine guerre, et contre qui ?

Veulent-ils faire des tranchées ?

Ils inspectent la plage dans tous ses recoins.Ralentissent, puis repartent.

 

Je me suis souvent demandée quel genre de trésors, ces gens-là pouvaient chercher et quel genre d’autres trouvailles ils pouvaient faire.

Pour moi, un détecteur de métaux n’est qu’un « détecteur de métal » … et donc ces gens-là peuvent s’arrêter et creuser pour un morceau de râteau cassé, une boite de conserve…  clés, fibules, dès à coudre ...


Combien d’heures passées avant de tomber sur un objet « valable », quoiqu’au bout d’un certain laps de temps, tout doit sembler valable.

 

Je me suis souvent demandée aussi combien coûtait ce type d’objet…à priori la gamme de prix est assez vaste...

 

Un hobby comme un autre, me direz-vous, mais ces gens-là m’intriguent toujours quand je les croise sur la plage...

Par Orchidee
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Mardi 15 septembre 2009

Tous les mois des rédacteurs blogeurs planchent sur le même thème. Ce mois ci, le début et la fin du texte sont imposés.

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"En m'éveillant, je sentis le contact de l'eau sur mes pieds. Après
l'amerrissage forcé de la nuit, j'avais rampé jusqu'à la plage et m'étais
endormi au bord de la mer."

Avais-je vraiment oublié ce qui s’était passé ? Ma quête de liberté… ce désir d’ailleurs… cet argent amassé pour partir, partir en quittant les siens pour espérer trouver mieux.

 

Combien d’amis avais-je déjà perdu dans ces quêtes folles d’un ailleurs « meilleur »? Plusieurs, mais sûrement pas assez pour me faire changer d’idée.

 

Alors, j’ai travaillé … enfin me faire photographier dans les rues par quelques touristes en recherche de « couleurs locales » -mendier de façon détournée en quelque sorte. Combien de temps avais-je attendu avant de partir ? Je ne sais plus.

 

J’ai pris le bateau, la barque.

Avec d’autres, plusieurs.

Nos yeux brillaient plein de rêves qu’ils étaient,  et plein de tristesse aussi de quitter les nôtres. La peur que peut-être ce voyage nous coûterait la vie ? Celle là nos préférions tous la mettre de côté.

Le moteur pouvait tenir six heures nous avait on dit. Six pax plus, après il allait falloir ramer parce que la côte espérée était à sept heures de moteur…

Départ à la nuit tombante, entre les bateaux de pêche, les transporteurs de marchandises, notre embarcation semble précaire. Et, elle l’est.  Ramer … nous n’avons pas eu le temps de ramer. Le vent, la tempête, une barque très pleine, trop sans doute … nous avons chaviré…

Nager, se débattre dans l’eau pour survivre … ne pas lutter contre le courant, pour ne pas se fatiguer… enfin la côte.

Dormir

En m'éveillant, je sentis le contact de l'eau sur mes pieds. Après l'amerrissage forcé de la nuit, j'avais rampé jusqu'à la plage et m'étais endormi au bord de la mer.

Combien étions-nous ? Il fallait jouer les Robinson Crusoe. Explorer cette île mystérieuse. Etais-je vraiment ailleurs ? A priori, le sable était plus blanc que « chez moi »… peut-être avais-je réussi. Pour combien de temps ? Une maison éclairée, il me fallait tenter ma chance.

Je frappais plusieurs fois, avant qu’une jeune femme m’ouvrît. Elle était  enceinte, « bien enceinte » comme on dit. Je lui expliquais ma quête. Elle me  sourit, et d’un coup son visage se modifia … une contraction, le début du travail. Elle me dît qu’elle veut attendre son mari…

Je l’allongeais et lui expliquais les rites propres à notre tribu et avec du miel, du sel et de l’huile je lui préparais un onguent que je massais sur sa peau… Les contractions s’accélèraient, le bébé semblait pointer. De naufragée je devins sage-femme… tant de chose en si peu de temps. Enfin, je me sentais vivre, j’existais pour quelque chose. Par chance, tout se passa bien… le mari de mon hôte arriva quelques heures après. Il n’en revint pas.

Après cet épisode de bonheur intense, c’est ma condition de naufragée, de rescapée, d’exilée qui refaisait surface et devenait problématique. Ces deux là pouvaient-ils me protéger sans outrepasser les lois ? Bien sûr que non… Et pourtant, les cris de leur nourrisson leur rappellaient que j’étais là dans ce moment de joie. C’est sûrement ça qui ma sauvée.

Ils m’ont aidée.

J’ai pu continuer à exister, me marier

Leur fils a grandit.

Il dit maintenant de moi « ma sage-femme brune s'est mariée avec un riche cultivateur dont elle a eu un enfant »

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Allez lire les rédac des copains :

1/ckankonvaou;2/Avec nous en Floride...;4/Le blog de Laetitia Beranger;5/Le blog d'Orchidee;6/D'Athènes à Montréal;7/En direct des iles;8/Zürichardie;9/Il était une fois dans le sud...;10/le Denis Blog;11/Le blog de hibiscus;12/tranche de vie;14/good.mood;15/mouton.bergerie;16/une parisienne à Athènes;17/Lodi;18/Gazou;19/Sur les traces du chevalier ours;20/Betty looo-les cornus;21/Le chat qui; 22/Sylvie; 23/Aurélie ;24/magicbus

Par Orchidee
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Lundi 10 août 2009

Comment ça s'est fait ?

Toutes deux se sont beaucoup épiées avant de réellement se parler.
L'une imaginant que l'autre ne l'aimait pas ; l'autre trouvant dans l'autre l'assurance qu'elle aurait aimé avoir eu au même âge.
Souvent elles souriaient quand elles voyaient qu'elles avaient la même jupe, le même pull, ou les mêmes collants roses.
De distantes elles sont devenues amies, se trouvant beaucoup de points communs.

Aimant partager c'est autour de repas longuement préparés ques les premiers rires furent échangés.
Gourmandes et cuisinières toutes deux, elles aiment organiser des "diners presque parfaits"... elles se sont toutes deux décernées le titre de MISS CRUMBLE.
Sportives parfois... les séances de torture sont l'occasion de discuter des derniers potins, des dernières blessures, de rire "encore un patch de morphine  pour terminer les fessiers" dit l'une (ou l'autre) en se massant la fesse.
Elles ont toujours quelque chose à se raconter... certains disent d'elles qu'elles sont bavardes.
Des failles, des doutes, des crises, des fous rires, des joies, sans compter elles partagent.

Semblables mais bien évidemment différentes ...
L'une apprécie d'être le conseiller pseudo-médical joignable à toute heure de son amie , parce que "10cc de lisopaïne sous la langue" ne sont pas toujours suffisants... ou parce que Doug Ross ou Carter ne sont pas toujours disponibles ..." NFS, chimi, iono, scie sternale ..."

L'une adore entendre l'autre raconter ses déboires de rencontres via le net... ça vaut un roman !

L'une admet que l'autre sera toujours la plus "claviculaire"

L'une a été heureuse d'apprendre la grossesse de l'autre.

L'une peut remercier (beaucoup beaucoup) l'autre pour son prêt "roulant".

Et aujourd'hui plus spécifiquement l'une souhaite un bon anniversaire à l'autre.


Bon anniversaire Enna.
Par Orchidee
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Jeudi 16 juillet 2009
Oups ... le 15 du mois est déjà passé ... midi aussi et je n'ai pas "produit" de rédac' du mois.
Quel relâchement !
Quel excuse pour justifier mon faux bond à ce rendez-vous mensuel ?
Soleil ? Vacances ? Non, seulement un esprit vagabond, un esprit léger comme souvent avec les beaux jours  : les soirées entre amis, les lectures sur la plage ont totalement inhibé mon inspiration créatrice...

Pour compenser le manque résultant de ce facheux relâchement, je vous propose de regardez les productions des autres blogeurs rédacteurs
1/ckankonvaou;2/Avec nous en Floride...;4/Le blog de Laetitia Beranger;5/Le blog d'Orchidee;6/D'Athènes à Montréal;7/En direct des iles;8/Zürichardie;9/Il était une fois dans le sud...;10/le Denis Blog;11/Le blog de hibiscus;12/tranche de vie;14/good.mood;15/mouton.bergerie;16/une parisienne à Athènes;17/Lodi;18/Gazou;19/Sur les traces du chevalier ours;20/Betty looo-les cornus;21/Le chat qui; 22/Sylvie; 23/Aurélie ;24/magicbus,
 de relire mes anciennes rédac La rédac du mois : Juin , La rédac du mois : Mai , La rédac du mois : Avril , La rédac du mois Mars : Enfance, madeleine et grands parents , La rédac' du mois : Février , La rédac du mois : Remous, janvier ,   La rédac du mois : Décembre , La rédac' du mois : Novembre .... voire même d'aller piocher dans ma rubrique jeux de mots ...


Bonnes vacances !


Par Orchidee
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Lundi 15 juin 2009
Ce mois ci nous jouons avec les mots :

IDEAL = idéal
 
- VALISE = valise
 
- TELEVISION = télévision
 
- URGENCE = urgence
 
- TABLEAU = tableau
 
- ANIMAL = animal
 
- PLACARD = placard
 
- BIBLIOTHEQUE = bibliothèque
 
- PIPE = pipe
 
- FAUTEUIL = fauteuil

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Comme tous les jours Mathilde écoutait en souriant son horoscope à la radio… elle ne voulait pas croire à ses inepties et pourtant elle continuait à se raccrocher à ces quelques secondes fugaces où il lui semblait que la radio parlait d’elle, de sa journée … En réalité, la madame Irma ne parlait que d’un groupe de personnes « les gémeaux », « les poissons, « les lions »… mais dans ces groupes, il y avait un peu d’elle : son moment de presque gloire matinal.

Pourquoi elle s’accrochait à ça ? Parce que ça lui donnait le cœur léger, bien plus que toutes ces horreurs que les informations déversaient à la télévision.  Bien sûr d’autres choses pouvaient l’aider à s’évader, mais l’horoscope était un peu son baromètre. « Puéril » disait Samuel, son ami, qui se moquait d’elle régulièrement. « Plaisant » lui répondait –elle avec le sourire… « Si Irma t’annonce une journée pourrie ?? Que fais tu ? Tu vas tout faire pour flinguer la tienne pour qu’elle colle à la description de madame Irma ??? »… « Tiens je n’avais jamais penser à ça ! »… 

 

 

Son job n’avait rien du truc idéal qu’elle avait imaginé enfant : elle était toiletteuse pour chien chez « coiff’ toutou »… Coiffeuse pour chien … en soirées ses amis se moquaient d’elle. Même certains garçons se mettaient à aboyer  lorsqu’elle disait son métier… « quels idiots ! »  

Son vrai plaisir était de prendre soin du chien et de son propriétaire… Non, elle ne coiffait pas les propriétaires. Mais, elle les apaisait, même les plus désagréables ! Le plus compliqué était de les faire patienter dans le fauteuil à l’entrée du magasin, pendant que leur animal passait dans le « cabinet de coiffure ». Les « propriétaires » disaient à leurs toutous de « rester bien sage », « maman/papa reste à côté », « tu seras sage, hein ? » mais ils avaient souvent l’air bien stressés, et après la séance leurs ongles étaient souvent rongés …

Alors, pour les calmer elle n’hésitait pas à sortir du placard de l’entrée un livre magique  … il permettait aux clients d’oublier les souffrances de leur chien : ils étaient captivés par l’histoire et voulaient connaître la fin de l’intrigue … Elle avait ainsi tout son temps pour prendre soins des animaux. Elle devait renouveler les livres du placard pour ne pas qu’ils lui disent « je l’ai déjà lu » … alors elle fouinait à la bibliothèque. Deux fois par semaine, à la sortie du travail, elle allait à la pêche aux belles histoires. Au début, sa patronne avait était un peu surprise, mais très vite elle avait compris que cette technique était efficace (surtout financièrement), alors elle acceptait.

Parfois  Mathilde se demandait comment était née sa passion des livres… Il y eu d’abord les premiers mots déchiffrés sur le tableau noir de Madame Gatineau, son institutrice. Sans doute ensuite, son grand-père qui lui offrit ses premiers livres et adorait lire avec elle. Il sentait la pipe et ça la réchauffait. Après ? Les livres et elle toujours : même chez « coiff’ toutou » …

Dans les moments difficiles, elle ressentait comme une urgence de lire des choses rassurantes : elle se plongeait dans des classiques (Jane Austen avait sa préférence).

 

« Taureaux : Aujourd’hui grande décision sur le plan sentimental »

Elle se rappelait alors la phrase assassine de son ami : « Si Irma t’annonce une journée pourrie ?? Que fais tu ? Tu vas tout faire pour flinguer la tienne pour qu’elle colle à la description de madame Irma ??? »…

S’en était trop, elle ne voulait plus que l’on se moque d’elle. Oui, elle coiffait des chiens. Oui, elle aimait écouter l’horoscope… et alors ?

Alors, elle décida de faire sa valise, de quitter l’appartement et  d’appliquer l’horoscope des taureaux : une bonne leçon pour Samuel. Elle était fière de ce qu’elle était.

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Allez voir ce qu'on écrit les autres :

1/ckankonvaou;2/Avec nous en Floride...;4/Le blog de Laetitia Beranger;5/Le blog d'Orchidee;6/D'Athènes à Montréal;7/En direct des iles;8/Zürichardie;9/Il était une fois dans le sud...;10/le Denis Blog;11/Le blog de hibiscus;12/tranche de vie;14/good.mood;15/mouton.bergerie;16/une parisienne à Athènes;17/Lodi;18/Gazou;19/Sur les traces du chevalier ours;20/Betty looo-les cornus;21/Le chat qui; 22/Sylvie; 23/Aurélie ;24/magicbus


Par Orchidee
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Dimanche 17 mai 2009
Elle aimait les phrases, celles que l'on apprécie à l'oreille soit pour leur sonorité soit pour le message qu'elles transportent.
Pourtant ce  jour là, elle ne savait pas quoi dire ni écrire : elle était en manque d'inspiration : elle en avait perdu sa principale source.
Celui qui depuis des mois était le serviteur de ses rêves, le roi de son jardin secret venait tout simplement de lui annoncer que c'était "terminé".
Elle aurait pu médire sur lui, mais les sentiments qu'elle éprouvait pour lui étaient encore si forts qu'elle ne pouvait rien dévoiler.
Elle se sentait abandonnée.
Abattue, elle décida que la meilleure chose à faire était de se promener le baladeur sur les oreilles. Ainsi, elle retrouverait un peu de sécurité.


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C'est un petit truc écrit il y a trés longtemps (dix ans peut-être) que je viens de retrouver... Nostalgie quand tu nous tiens !
Par Orchidee
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Vendredi 15 mai 2009
Tous les mois ils planchent sur le même sujet :


Ce mois ci : Pourquoi écrivez-vous ?

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Adolescente, j’écrivais surtout pour exprimer mes doutes, mes colères, mes peines. Il m’est aussi arrivé d’écrire sur des thèmes précis, dans le cadre de petit concours, juste pour jouer, inventer, mélanger les mots et les rendre vivants.

Après m’être tue pendant plusieurs années, les mots ont repris leurs places dans ma vie, depuis peu… Pourquoi ? Peut-être que mon esprit débarrassé des contraintes scolaires de l’apprentissage, a retrouvé sa liberté. Peut-être aussi qu’étant devenue une vraie lectrice qui aime découvrir, à mon tour j’ai eu envie de faire parler les mots.
Alors je mélange les mots, les humeurs, les façons de procéder … même si, je m’en aperçois, j’ai une tendance à écrire souvent avec la forme « je ». J’essaie de changer, j’essaie aussi de changer de style : mais la poésie n’est pas mon truc.
 Quand je lis ce que j’écris, j’aime éprouver un sentiment de satisfaction. Je sais que je ne suis pas Zola, ou Balzac et alors … je n’écrirai sans doute jamais de romans ou de choses qui seront publiées, et alors !

Participer à cette « rédac’ du mois » est une façon un peu scolaire de faire sortir la parole… de jouer avec les mots, tout en ayant l’impression d’être comme dans une cour de récré : les limites sont existantes, mais il n’y a pas de vraie barrière.
D’autres lieux m’ont donner envie de regarder le monde différemment et de l’écrire (Aude de chez Mots dits et ses portraits ou Laetitia et ses dérobées de métro). Ecrire ce que l’on voit de la vie permet de lui donner un côté magique. Comme si en mettant des mots sur les événements il était possible de les rendre moins tristes, plus colorés.

Ecrire c’est pour moi comme un liberté. J'aime la sérénité que cela me procure.

L'écriture j’aime l'utiliser … Pour passer le temps …. Pour continuer à rêver …. Pour immortaliser des instants précieux ….Pour rire …. Pour créer …. Pour partager des émotions …. Pour lire mes textes à d’autres (même si parfois c’est sous la contrainte) …. Pour dire des mots doux ….. Pour prendre des rendez-vous (chez le coiffeur ou autre) …. Pour écrire à mon patron…

… et vous pourquoi écrivez vous ? Vous pouvez « écrire » un petit commentaire en dessous précisant les choses !
Par Orchidee
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