Pourquoi ce livre ? Parce que je l’avais remarqué dans « le choix des libraires » à la grande librairie, parce que le titre m’intriguait et parce qu’à
la journée de présentation des nouveautés de ma ville, ce livre était disponible...
Je suis très vite entrée de ce roman, jeu de piste et de croisements entre des personnages.
Anna Stein, mère de deux enfants, femme d’un brillant ophtamologue parisien Stan.
Louise Blum, mère de deux filles, brillante avocate et épouse de Romain Vidal chercheur.
Yves Janvier un écrivain divorcé.
Thomas Le Gall, psychanalyste, solitaire après le suicide de son amie Piete.
Ces quatre là sont la trame du roman, ils se croisent, se décroisent, connaissent des personnes en commun, se rencontrent, se cherchent.
Chaque petit chapitre met en lumière un ou deux personnages. L’écriture est souple, travaillée dans son style, le thème de l’amour finement brossé : rencontres, jalousie, doutes, désir, petits instants qui font le début d’une relation, rupture, amour des parents, pertes tragiques et énergie qui permet de surmonter les situations difficiles.
Le métier d’Yves permet à l’auteur d’insérer des jeux littéraires et poétiques au récit : un régal pour qui aime jouer avec les mots. "Quarante souvenirs d'Anna
Stein"... est ainsi un petit roman dans le roman.
Très vite aussi on comprend que le jeu littéraire dont parle Yves (des dominos), est le procédé utilisé par Hervé Le Tellier pour se faire croiser les personnages.
C’est agréable à lire, les croisements sont intéressants... Un livre sur l'amour aussi bien que sur le jeu littéraire à découvrir, donc !
Yves s’amuse à retracer quarante souvenirs d’Anna ... ça donne ça :
Décrire avec précision est inutile et j’ai conscience du risque encouru, celui de la platitude. Je le cours pourtant puisque le souvenir lui-même en court un plus grand, celui d’être oublié, puisque l’oubli n’est que la destinée naturelle de la mémoire. Mais, je sais surtout que si
chaque souvenir est là, figé dans des mots, c’est pour accomplir l’impossible : ne plus te perdre jamais.
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